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 Pas Fils de Fsar pour rien...(fin)

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acacia
Poète
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MessageSujet: Pas Fils de Fsar pour rien...(fin)   Mer 24 Nov - 19:40



Mais pour respecter la tradition, réaliser le souhait de son père le tsar Nicolas 4 ; et connaître enfin le bonheur, Yvan sait qu’il doit avant tout conquérir le cœur de sa belle. Ni une plume si légère et si douce soit –elle, ni une mèche de cheveux aussi longue, blonde et brillante comme de la soie comme celle qu’il garde dans la poche de son habit, ne suffira à combler son bonheur et ne l’aidera à réaliser le souhait de son père le tsar Nicolas 4 ; et connaître enfin le conquérir le royal trône paternel…
Après une bonne nuit qui lui permet de réfléchir à son destin , il se lève tôt, siffle son fidèle compagnon le loup qui arrive de suite et les voilà partis pour une nouvelle aventure dont l’objectif est de posséder le cœur d’une jolie fille, princesse, servante ou paysanne, qu’importe, l’essentiel est qu’elle le fasse vibrer et que ses émotions soient celles que l’on nomme Amour, depuis la nuit des temps, et qu’il s’apprête à connaître et à vivre une longue carrière à la tête de son pays, mais aussi une passion amoureuse, qui comblera l’homme qu’il va devenir, promu à un bel avenir…et pourquoi pas, offrir à une jeune femme méritante le bonheur à ses côtés ; une vie passionnante bien que très active les attend , mais ils sont jeunes et beaux , ils vaincront !
A la sortie d’un chemin de terre qu’il a dû traverser au milieu des ronces, des broussailles, il tombe nez à nez avec un oiseau noir au bec énorme et au pelage si épais qu’on dirait un mouton sauvage. Il lui montre la mèche de la chevelure et lui demande :
-O toi, bel oiseau qui vois tout de très haut quand tu survoles les régions diverses de notre pays, sais-tu à qui appartient cette mèche que je transporte dans ma poche ?
- J’ai mon idée, répond l’oiseau. Mais pour cela, tu devras monter sur mon dos et te laisser guider par moi, sans poser la moindre question.
- Comme tu voudras, répond Yvan, je te fais confiance…De toutes façons, je suis si fatigué, il y a si longtemps que je marche !
Et l’oiseau embarque le jeune homme. Après un long vol déroutant, car l’oiseau se permet de dessiner des arabesques dans le ciel, comme s’il veut faire perdre à son passager le sens de l’orientation ; puis, il le dépose au bout d’une longue plage déserte où l’on ne voit que le sable qui ondule et une longue vague ourlée d’écume qui vient mourir sur la côte…et une plume légère et douce flotte au vent , caresse le visage d’Yvan qui lève la main pour la saisir, mais elle s’envole plus haut encore en tournoyant…
Alors, patient et résigné, Yvan poursuit sa route. Il marche sur la longue plage déserte qui n’en finit plus ; il longe le bord de la mer, les vagues tièdes lui lèchent les pieds,, les coraux le blessent un peu et parfois il s’arrête pour gober une coque ou un bigorneau attardé sur la grève ; quand soudain, alors qu’il va avaler une patelle qui s’est décrochée d’un rocher quelque part pour s’enfoncer dans le sable gris, voilà qu’une petite lumière s’allume, au moment où il s’apprête à la porter à sa bouche, et une petite voix très douce le supplie :
- Ne me mange pas. Je sais que tu es à la recherche de ta fiancée, je peux t’aider ; je connais les secrets de l’océan et ta fiancée, captive dans le château de son méchant père, a réussi à m’envoyer un message. Si tu veux, je te conduis à elle qui m’a remis un plan de sa prison.
- -O merci, s’exclame Yvan ; tu me rends la joie que je commençais à perdre ; je suis si fatigué d’avoir tant marché, et j’ai hâte de faire la connaissance de cette personne , de fonder un foyer heureux. Sais-tu son nom ?
- -Elle s’appelle Vassilassia ; elle est belle comme le jour ; tu la reconnaîtras vite ; il lui manque une mèche de cheveux dorés ; elle attend avec impatience celui qui la détient, à qui elle donnera une plume douce et légère comme un flocon.
- Tremblant d’émotion,, le jeune homme montre à la patelle, la mèche de la chevelure blonde qu’il garde dans sa poche.
- - Elle appartient bien à Vassilassia, lui assure le drôle d’oiseau au large bec et à la toison épaisse. Tu la verras bientôt. Il ne te reste plus qu’une épreuve à réussir et le bonheur sera ton présent et ton avenir.
- -Que dois-je faire ? l’interroge Yvan.
- Et l’oiseau de lui dire :
- - Monte sur mon aile gauche ; je te déposerai au pied de la cellule de ta dulcinée. Tu devras lutter contre le chien , un cerbère qui monte la garde jour et nuit devant sa porte.
- Mais tu es malin, intelligent, tu trouveras bien le moyen de l’éloigner et de délivrer ta belle. Je te fais confiance.
- Et c’est ainsi, sur l’aile gauche de l’oiseau bizarre, qu’Yvan arrive chez Kochtcheï, l’immortel .
- Un peu abasourdi tout de même, mais heureux et libéré de la fatigue ; il monte tout de suite à l’endroit que lui a indiqué l’oiseau. Il a eu l’idée excellente de siffler le loup- servier , son fidèle compagnon, qui l’attend déjà.
- Naturellement, il effraie le cerbère, en lui montrant des crocs méchants dans une affreuse gueule, que le chien , effrayé, détale. Yvan n’a plus qu’à défoncer la porte de la geôle et il délivre sa fiancée, lui montre la mèche de cheveux qu’elle reconnaît tout de suite.
- Et sur les ailes de l’oiseau , qui les emporte tous les deux, ils regagnent le palais du tsar, qui leur fait fête et organise sur-le-champ une somptueuse cérémonie pour le mariage du prince Yvan et de la très jolie Vassilassia, qui devient princesse à son tour. Bientôt ils seront le tsar et la tsarine de la Sainte Russie….
FIN

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