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 Quelle journée.

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lino le NA
Petit poète
Petit poète


Nombre de messages : 3
Date d'inscription : 20/04/2008

MessageSujet: Quelle journée.   Lun 12 Mai - 13:46

Bonsoir, si je ne suis pas mort, c'est qu'en plus de ma chance, j'ai sur le dos des imbéciles. Je me présente : je suis Mathias et j'ai bientôt vingt-deux ans. La principale organisation criminelle de la ville en a après moi. Ils veulent m'attraper, pour me torturer et me tuer ; faire de moi un exemple. Mais je n'aime pas la torture quand je suis l'homme assis. Je ne mérite pas vraiment un tel traitement. Mes actes sont sanctionnables, mais ne valent pas tant d'agitation.

Pourquoi m'en veulent-ils autant ? Je crois même que leur chef : le parrain, en fait une affaire personnelle ! De mes entreprises, laquelle le travaille donc à ce point ?

J'ai, peut-être un peu bousculé sa femme lors du viol, c'est vrai ! Mais d'abord, c’était une femme qui aimait les chats ; et je les déteste. Je dis "était", car on ne peut plus être au présent si l'on est en cinq ou six morceaux. Je déteste vraiment les chats. Et ensuite, parce qu'à force de geindre, d'insulter ou de crier, alors qu'on essaie de se concentrer, ce genre de femme agace et crispe. De toute façon ; je le dis, c'est pas pour cafter : cette femme était laide. Elle respirait l'incertitude et la peur, je voyais dans ses yeux le genre de choses qu'un curé n'oserait décrire dans son sermon pour la messe des rameaux. Les chats sont des cons, ils dorment toute la journée. Et puis non, c'est pas ça, le parrain s'en moque de sa femme. C'était devenu une junkie, elle paraissait vraiment "sale". Tellement sale que je fais sûrement déjà partie de la communauté.

Ce doit être autre chose, cherchons.

Je pense avoir trouvé : je me souviens d'une fille, une petite fille qui avait les yeux de la femme du parrain, mais sans les saloperies dedans ; et le sale caractère du parrain. Elle avait cinq ans, oui oui, ça y est, je me souviens. Je ne sais plus comment je l'ai tuée, ni quand surtout. Elle avait cinq ans et elle avait toute l'attention de sa mère ; l'horrible parrain tombait gâteux pour un sourire, un compliment, ou un bisou de sa part. Le souvenir est presque net maintenant. Je dis "était", car même en un seul morceau on peut ne plus être au présent : puisque j'ai été enfant, je ne les découpe pas. Et je ne l'ai pas bousculée : elle non plus n'aimait pas les chats. Et pourtant tous les enfants aiment les chats. C'est vrai aussi qu'elle n'a ni crié, ni bramé d'insultes, ni même geint. Voilà je me souviens de tout, c'est tout net. C'est vrai que je n'ai pas procédé comme avec la mère. Mais je ne pense pas que ce soit ça qui embête le parrain. Elle n'a pas souffert, elle ne savait pas : elle n'était pas, ou elle n'était plus, je ne sais pas.

Je les sens qui approchent. Mais je ne veux pas bouger, peut-être qu'en fait, je mérite toutes ces douleurs que l'on me promet : je dois savoir, pourquoi le parrain... Ce doit être quelque chose de grave.

Tiens ! je crois que c'est son sang que j'ai sur la manche droite de ma chemise. Tiens ! et sur la gauche, c'est le mien. Je vois la blessure. Ils ont la même couleur, mais le sien est plus sec. Mais si j'ai de son sang sur mes habits, c'est que nous nous sommes battus. Oui, maintenant je me rappelle de ce moment. J'étais chez lui, et on s'est affrontés comme des loups. Mais comment ai-je pu me battre avec lui sans que ses hommes interviennent ? Tiens ! nos sangs ont exactement le même goût. Nous avons le même sang ! J'ai un nouveau souvenir, mais il est flou. Je veux qu'il reste flou, j'y distingue déjà les silhouettes d'une jeune enfant et d'une belle femme. Je ne veux pas qu'il soit net, j'ai peur.

Je les vois qui arrivent, et je ne veux pas bouger, je pense qu'au fond je mérite sûrement ces promesses.

Pardonne à ton fils, papa ; je crois, si je le peux encore vraiment, que ton fils est fou, peut-être jaloux du pouvoir du parrain.
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