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 "Better World Is Coming..." (Part 2)

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Manu
Petit poète
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Nombre de messages : 40
Date d'inscription : 07/01/2010

MessageSujet: "Better World Is Coming..." (Part 2)   Lun 16 Juil - 15:35

(Voici la suite =) J'aimerais beaucoup avoir vos impressions s'il vous plait! Merci pour votre lecture et bonne lecture à tous!)


Chapitre 3 :

Article 3 –
Le droit de vivre d’un « contaminé » peut lui être retiré si un « protecteur » estime que cela est nécessaire.

Des secousses. Des spasmes. Des tremblements. Jeremy n’était sûr que d’une seule chose : son corps s’agitait de partout. Il était plongé dans une obscurité si épaisse qu’il ne savait plus où il était. Plus de repères, plus de sensations si ce n’est ces secousses incessantes…
Puis une voix, douce, apaisante, apparut comme un rayon de lumière, perçant faiblement les ombres qui l’entouraient. Jeremy ne comprenait pas. Il se demandait s’il rêvait… C’était à la fois si réel, et en même temps totalement surréaliste. Mais cette voix lui semblait être vraie. Elle l’appelait et il voulait lui répondre. Mais il était trop loin. Il voulut alors se rapprocher de cette lumière et l’attraper.
Il finit par se retrouver à côté. Elle l’engloutit d’un seul coup et les choses s’éclaircirent tout autour de lui.
Il ouvrit alors les yeux. Doucement. Pendant environ cinq secondes, seul le son de la voix de l’adolescente parvenait à ses oreilles et il ne voyait que son visage. Puis les bruits de la ville se rajoutèrent petit à petit et sa vision redevint normale. Il se redressa sur un coude et regarda autour de lui.
L’homme et la femme étaient à terre, inconscients.
Jeremy se releva aussitôt et prit la fille avec lui. Ils se mirent en marche. Ils tournèrent à gauche, puis à droite et prirent ensuite la deuxième à gauche. Il décida alors de s’arrêter derrière une poubelle pour se cacher, et il demanda à la jeune fille :
« Qu’est-ce qui s’est passé ?
Elle mit un temps avant de répondre.
- Quelle importance ? On doit partir d’ici ! lui lança-t-elle, paniquée.
Jeremy rassembla ses idées, afin d’être à la fois court et clair :
- Ecoute… Si je les ai tués, on est fichus. S’ils sont simplement inconscients, ça devrait aller. Alors s’il te plait, dis-moi ce qui s’est passé, pour que je réfléchisse à ce qu’on doit faire en conséquence !
Son ton avait été plus dur qu’il ne l’avait voulu. Mais la jeune fille comprit et raconta :
- Il y a eu un flash blanc. Puis je me suis réveillé, tout le monde était inconscient… Mais ils semblaient en vie. Et vous aussi. Alors j’ai essayé de vous réanimer. Et maintenant on se retrouve ici…
Ses mots s’étouffèrent. Elle était terrorisée. Normal après tout. Même Jeremy le reconnaissait. S’il n’avait pas peur, c’était simplement parce que ce genre de situation – à quelques différences près – leur étaient déjà arrivées, à lui et à Cindy…
- Ok…
Il lui prit gentiment le bras et l’emmena avec lui. Elle lui demanda alors ce qu’ils allaient faire. Il ne lui répondit pas, plongé dans ses pensées, réfléchissant à la meilleure chose à faire.
La première chose qu’il fit, ce fut lui acheter une tenue de contaminé. Habillée comme elle l’était, ils n’auraient pas fait cent mètres sans se faire remarquer. Il la laissa donc seule pendant quelques minutes, le temps de lui trouver une tenue à sa taille. Il lui avait demandé quelle taille choisir, et cela lui facilita bien la tâche. Mais il dut faire preuve de prudence et ne pas traîner trop longtemps dans le magasin, car les vigiles et les surveillants pouvaient le trouver suspect. Un homme qui achète une tenue de contaminé pour femme n’a rien de suspect en soi, tant qu’il ne passe pas trop de temps à choisir la tenue. Car le seul choix possible était celui concernant la taille des vêtements. S’il restait trop longtemps, cela voudrait dire qu’il ne connaissait pas bien la taille de sa femme. Et ça, ils ne manqueraient pas de trouver ça suspect.
Jeremy entra donc dans le rayon, et en sortit moins d’une minute plus tard, se dirigeant vers la caisse d’un pas tranquille mais naturel. Dans sa tête, il se persuada qu’il achetait vraiment quelque chose à sa femme. Ainsi, il paraîtrait plus naturel que quelqu’un qui savait qu’il faisait quelque chose d’illégal. Au moment de payer, la caissière le regarda avec un air interrogateur. Elle le jaugeait. Jeremy se contenta de soupirer en haussant les épaules, et de lancer par la suite, le sourire aux lèvres, la première chose qui lui vint à l’esprit :
- Un cadeau pour nos deux ans de mariage…
La caissière lui sourit. Par chance, elle ne posa pas de questions. Elle lui rendit son sourire et lui tendit le sac contenant les vêtements et les chaussures qu’il venait d’acheter. Jeremy sortit et retourna tranquillement dans la ruelle où la jeune fille l’attendait patiemment. Il prit néanmoins le temps de vérifier discrètement si on le suivait ou non. « On n’est jamais trop prudent… » se dit-il avant que ne surgisse la pensée : « Je deviens parano. »
Alors qu’elle s’habillait derrière la poubelle, Jeremy lança dans le vide :
- Au fait… Comment tu t’appelles ?
- Kathryn. Vous ?
- Jeremy. Et c’est « toi ». Pas « vous ». Je ne suis pas encore un monsieur…
Il crut entendre un rire étouffé. Ca le surprit presque. Mais il pensait à autre chose. Il avait constaté qu’elle n’avait pas de numéro pour décliner son identité. Cela confirma ce que Jeremy pensait : elle était une sainte. A son âge elle ne pouvait pas être une héroïne. Et encore moins une protectrice. Elle était donc une sainte. Ce n’était pas une grande révélation, et ça n’apportait pas de réponse claire à la plupart des questions qu’il se posait, dont celle-ci : « Mais qui est-elle au juste ? »
Elle sortit de derrière la poubelle, vêtue de la tenue rouge aux contours noirs qui démarquaient les contaminées de leurs égaux masculins. Jeremy remarqua que le rouge n’était pas la couleur qui lui allait le mieux. Mais au moins, ils passeraient inaperçus.
Ils se préparèrent alors à traverser une partie de la ville. Ils iraient chez lui. Mais ils devaient marcher seuls, chacun de leurs côtés. La raison était simple : s’ils étaient vus ensemble, ou qu’on avait l’impression qu’ils étaient des connaissances, sinon plus que des connaissances, à savoir des amis, on préviendrait les protecteurs, on les repérerait et ils finiraient par se faire avoir. C’est pourquoi Kathryn devait partir devant, et il la suivrait, environ cinquante mètres derrière elle. Il ne pouvait pas se permettre de ne pas avoir un œil sur elle, vu la situation et ce qui leur était arrivé jusqu’à maintenant. Il lui avait donc donnée l’adresse. Ils avançaient doucement, au même rythme que les autres autour d’eux, afin de gagner le plus discrètement possible le refuge qui les attendait.
Quand ils arrivèrent chez lui, une bonne demi-heure plus tard, Jeremy sentit la pression retomber. Ils avaient aperçus tant de protecteurs sur le chemin que son cœur faillit s’arrêter de battre une bonne dizaine de fois. Mais Kathryn passa inaperçue, et lui aussi. Cela ne l’empêcha pas de trembler un peu en passant son poignet devant le capteur installé au niveau de la poignée de la porte. La porte se déverrouilla et ils entrèrent. Jeremy ne put cependant pas s’empêcher de vérifier du coin de l’œil si quelqu’un les avait vu ou non. Il avait eu de mauvaises surprises par le passé, il ne tenait pas à ce que ça se reproduise.
Une fois à l’intérieur, il ferma la porte à clef de l’intérieur et mit les fenêtres en mode « teintées » afin que personne ne puisse voir ce qui se passerait à l’intérieur. Il ne voulait pas prendre de risques. Il devait penser à tout. Au bout d’un moment, il se rendit compte qu’il faisait ces choses là naturellement, comme s’il n’avait jamais cessé d’être sur ses gardes toute sa vie…
Quand il eut fini, trois minutes plus tard, il se tourna vers Kathryn et l’invita à s’asseoir sur le canapé. Il lui demanda ensuite si elle voulait boire ou manger quelque chose. Elle fit oui de la tête, il lui proposa plusieurs choses, mais elle ne voulu que de quelques gâteaux et une tasse de thé à la menthe. Elle lui demanda aussi si elle pouvait lui emprunter ses toilettes. « Bien sûr ! Pas de soucis » lui dit-il en préparant le thé.
Quand elle revint, le thé était servi et commençait à infuser. Jeremy ramenait les gâteaux et elle se rassit. Jeremy prit place à côté d’elle, une tasse de café à la main. Il se mit à touiller le café et commença, assez hésitant :
- Kathryn…
Elle arrêta de tourner son thé dans l’eau bouillante. Elle ne dit rien. Jeremy reprit, espérant faire preuve du plus de tact possible :
- J’aimerais savoir… Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
Elle ne dit rien pendant un instant. Pas parce qu’elle ne voulait pas en parler. Elle rassemblait ses idées afin d’être le plus claire possible.
- On nous a attaqués… lâcha-t-elle, des larmes perlant au coin des yeux.
Elle s’interrompit. Jeremy attendit quelques secondes avant de demander :
- Comment ça ?
- Quand je suis rentrée du lycée, avec ma mère. Elle était venue avec la voiture de mon père, et on est allé au centre commercial, pour acheter de quoi manger ce soir. Mais on nous a attaquées sur le trajet…
- Qui ?
- Je ne sais pas. Ce n’était pas des contaminés. On aurait dit des saints. Pourtant, les saints n’ont pas le droit d’avoir des armes avec eux, sinon ce sont des protecteurs. Je ne sais pas de qui il s’agissait. Je me souviens juste qu’ils ont tirés, que Mike est mort, que ma mère a été blessée, qu’on a été séparées et que je me suis retrouvée dans ce parking où je vous… Où je t’ai rencontré.
- C’était les mêmes que ceux qui nous ont tirés dessus sur le parking ? voulut savoir Jeremy.
- Je ne pense pas… Et la femme et l’homme qui ont failli nous avoir dans la ruelle, je ne les avais jamais vus auparavant.
- C’est tout un groupe alors… supposa-t-il.
Pendant un petit instant, ils ne dirent rien. Ils burent tranquillement et mangèrent un peu. Puis Jeremy reprit :
- Et… D’où viens-tu en fait ?
- Des quartiers Sud-est de la ville, avoua-t-elle, un peu gênée.
- Tu es une sainte, c’est ça ?
Kathryn eut un peu peur. Elle se demanda ce qu’elle devait dire. Elle l’avait constaté au cours des quelques années de sa jeune vie, les contaminés ne portaient pas vraiment les saints dans leurs cœurs. La raison était simple : les saints avaient la vie beaucoup plus facile qu’eux. Les saints n’étaient pas harcelés par les protecteurs. Ils n’étaient pas jugés dangereux, ou sujets à la violence. Et malheureusement, contrairement aux idées reçues, rares étaient les contaminés qui avaient pu s’en sortir et se blanchir aux yeux de la loi, devenant des saints aux yeux du gouvernement. La plupart des saints de ce monde avaient été choisis avec un critère simple mais qui rendait les choses compliquées. Un seul membre de la famille proche pouvait avoir un casier judiciaire plus ou moins rempli. Du coup, beaucoup de familles virent la chance de faire partie des « saints » leur passer sous le nez, parce que le père ou le fils, ou encore la mère ou la fille, avait fait une erreur de jeunesse. Le truc, c’est que la « sainteté » était héréditaire. On pouvait difficilement devenir un saint quand on était un contaminé, mais l’inverse était vrai aussi. On trouvait des contaminés qui méprisaient la violence et qui respiraient la bonté, alors que des saints étaient méprisant et rempli de haine envers les gens. C’était ce qui mettait les contaminés hors d’eux-mêmes… Qu’on les rabaisse à l’état de malades incurables, ou presque, était déjà difficile. Mais que des gens à qui on a donné des privilèges ne s’en montrent pas dignes, cela les mettait dans une colère plus que noire. Et certains contaminés et certains saints cédaient parfois à cette haine, ce qui causa quelques tragédies…
Kathryn avait l’impression que Jeremy n’était pas de ce genre là. Elle pensait qu’il était le genre de contaminé à faire profil bas le plus possible. Mais elle ne pouvait en être sûre. Jeremy dut le voir, car il la rassura :
- Si j’avais voulu te faire du mal parce que tu es une sainte, je t’aurais laissée te débrouiller face à eux. Comme ça tu aurais ressenti la même chose que les contaminés qui se font chassés comme des bêtes par les protecteurs…
Elle vit sa main se serrer fort puis se détendre. Il lui répéta alors, en souriant doucement :
- Ne t’inquiètes pas, je n’ai pas pris autant de risques pour te faire du mal. Ca n’aurait servi à rien en fait…
Elle sourit timidement, visiblement un peu rassurée. Elle expliqua alors :
- Oui, je suis une sainte. Ma mère en est une aussi. Mais mon père…
Elle s’arrêta, fixa le mur en face d’elle, expira profondément, comme si ce qu’elle allait dire allait lui peser énormément, et termina :
- Mon père est un héros…
Jeremy sentit sa respiration ralentir au point de s’éteindre.
Ce qu’elle venait de lui confier la mettait en danger. Les héros connus du monde étaient ceux qui n’avaient plus beaucoup de temps à vivre. C’était voulu par le gouvernement. La raison était évidente : pour protéger les jeunes héros et leurs familles. Jeremy se rappela tout à coup les événements qui imposèrent cette règle au monde qui venait tout juste de se reconstruire…
2071. Un « héros », Jim Oldfield, et sa famille sont attaqués par des « contaminés » alors qu’ils rejoignaient la Floride en voiture. Deux voitures les prirent d’assaut sur la route et ils tirèrent dans la voiture avec des armes militaires qu’ils avaient trouvées sur le marché noir. Au total, on avait compté deux cents sept impacts de balles. Mais ce n’est pas ce qui les a tués. Ca fit dévier la voiture de sa trajectoire et elle effectua une sortie de route. Quatre tonneaux plus tard, ce qui restait du 4X4 Chevrolet s’immobilisa dans un nuage de poussière. Les contaminés sortirent les membres de la famille. Le père, Jim. La mère, Rosa. Le fils ainé, Mike, qui avait treize ans. Et le petit dernier, Enrique, qui avait neuf ans. Les contaminés expliquèrent alors, avec des arguments frappants, l’aberration qui avait été mise en place par le gouvernement. Ils lui montrèrent que le gouvernement avait amené des gens comme eux, sans casier, irréprochable en tous points, à commettre les atrocités qu’ils s’apprêtaient à faire. Un membre de leur famille avait commis un braquage à main armé, ou s’était rendu coupable d’un vol à l’arrachée, et on les avait mis dans le groupe des « contaminés », ceux qui sont sujet à une violence maladive.
Ils lui montrèrent donc…
Le seul membre de la famille qui fut retrouvé en vie fut Jim. Les autres avaient été tué, froidement. Une balle dans la tête de chaque enfant. Une balle dans le ventre de Rosa, qui était enceinte de sept mois d’une fille qui aurait dû s’appeler Flora. Elle mourut lentement dans les bras de son mari qui avait reçu une balle dans une jambe et qui n’avait aucun moyen de contacter les secours.
Cet homme fut le premier exemple d’une série de trois massacres qui touchèrent les « héros » de ce monde. Les deux qui suivirent furent moins violents, mais plus médiatisés. Le second était une prise d’otages qui dura six jours. Luciana Pinelli, son mari et leur fille de quinze ans furent longuement séquestrés par quatre contaminés. La femme survécut, mais pas son mari, et sa fille devint paraplégique, suite à une balle perdue qui brisa le bas de sa colonne vertébrale. Et enfin, Yoweri Kaguta, un Ougandais, vit sa seule famille, sa mère, âgée de soixante dix ans, mourir d’une balle en plein cœur lors d’une attaque menée par trois « contaminés » qui l’accusaient d’être responsable de leur sort.
Ces trois événements obligèrent les dirigeants à protéger le plus possible les familles des héros…
Jeremy regardait dans le vide depuis un moment. Il but un peu de son café, sans se presser. Il finit par tourner la tête, croisant le regard de la jeune fille, et déclara tout simplement :
- Tu n’as rien à craindre.
Kathryn semblait soulagée, mais pas détendue. Jeremy le comprenait. Il réfléchissait déjà aux raisons qui avaient pu pousser des saints à s’en prendre à elle et à sa mère.
- Ce n’est pas logique… conclut-il au bout de quelques secondes.
Comme l’adolescente le regardait avec un air interrogateur, il expliqua :
- Avec l’enfant d’un héros en otage, un contaminé peut réussir à faire passer un message, à demander une rançon ou peut tout simplement partir en faisant un dernier coup d’éclat… Mais un saint, que ferait-il d’un otage ? Il n’a pas de revendications. Sa situation est presque parfaite. Il n’a aucune raison de s’en prendre à un héros. Ca ne ferait que l’obliger à devenir un contaminé, si l’événement est assez grave… Je ne comprends pas ce qu’ils te voulaient…
Il se tut un instant, suspendant ses mots, prit sa tasse et lança en se levant pour aller dans la cuisine :
- Bref… On verra ça demain.
- Qu’est-ce qu’on fait du coup ? demanda Kathryn en prenant sa tasse dans le creux de ses mains, comme pour se réchauffer.
Jeremy s’arrêta devant la porte de la cuisine et se tourna légèrement. Il dit :
- Cette nuit, on se repose. Demain j’irais voir un vieil ami à moi et quand je reviendrais on partira. Je ne pense pas qu’ils savent où on est, mais je préfère ne pas attendre de les voir à ma porte pour en être sûr...
- Où est-ce qu’on ira ? s’inquiéta la jeune fille.
- Je vais y réfléchir, fit Jeremy en se frottant le haut du front.
- Ok…
- Allez, repose-toi. Essaye de dormir un peu. Tu peux prendre une douche si tu veux. Je te laisse la chambre, le lit est plus confortable que ce vieux canapé. Je dormirais dessus.
Kathryn accepta, même si elle aurait préféré lui laisser le lit, vu que c’était le sien. Elle termina sa tasse et se leva. Puis il l’aida à s’installer pendant qu’elle prenait sa douche. Quand elle sortit, Kathryn n’avait plus qu’à aller se coucher. Jeremy se laissa tomber sur le canapé et se prépara à dormir.
- Tu pars quand demain matin ? demanda-t-elle, en peignoir, les cheveux encore mouillés.
Jeremy perçut son inquiétude. Il s’était tellement concentré sur ce qu’il allait devoir faire plus tard qu’il avait totalement oublié qu’elle venait de vivre. Elle n’avait que dix sept ans et on avait tenté de lui faire du mal. Il avait oublié tout ça…
Il se demanda même s’il ne l’avait pas confondu avec Cindy…
- Je partirais vers sept heures trente. C’est à ce moment là que tous les contaminés sortent. Et je reviendrais avant midi.
- Et si quelque chose ne va pas ici ? Si jamais ils nous retrouvent et qu’ils m’attaquent ? Qu’est-ce que je ferais ?
Jeremy comprit que de simples mots ne suffiraient pas à la calmer. Il se redressa et sortit de sa poche son téléphone portable et le posa sur la table devant lui.
- Si jamais quelque chose ne va pas, ou si tu as envie de me parler demain matin, appelle moi. J’ai un autre téléphone sur moi au cas où.
- Pourquoi ? Ca coûte cher non ? fit remarquer Kathryn.
- Oui mais c’est nécessaire. Il y a des gens avec qui je dois garder contact. Et même le gouvernement nous impose d’en avoir un, même si on n’a que deux ou trois contacts. C’est pour avoir un traceur en permanence sur nous. J’en ai deux parce qu’il y a quelques contaminés qui sont plutôt… habiles, et qui ont tendance à mettre leurs mains dans les poches des autres…
- Je vois…Merci.
Elle l’avait dit avec un joli sourire, mêlant soulagement et remerciements. Jeremy l’encouragea alors à dormir.
- Bonne nuit, dit-il, visiblement moins touché qu’elle par cette journée.
- Merci, toi aussi… » fit-elle après un long moment pendant lequel elle repensait à ce qu’elle venait de vivre ces dernières heures.
La lumière avait été éteinte. Kathryn regardait le plafond de la chambre, les yeux dans le vide. Des images revenaient sans cesse. Elle revoyait ceux qui l’avaient agressés, sa mère qui criait, qui la poussait hors du véhicule au moment où ils tiraient, les rues dans lesquelles elle courait pour leur échapper. Elle se revit dans le parking, essoufflée, paniquée, mais réfléchissant à un moyen de leur échapper. Elle avait l’impression de toujours courir, de toujours sentir son cœur battre au point d’exploser. Et elle avait toujours l’impression d’entendre le cri de sa mère… C’était ça le pire.
Elle eut du mal à trouver le sommeil. Elle s’inquiétait pour sa mère, pour son père aussi. Elle espérait qu’il ne leur soit rien arriver. Elle ne s’entendait pas très bien avec eux ces derniers temps, mais c’était normal. Elle comptait partir et faire ses études dans une autre ville. Elle allait bientôt quitter le cocon familial et sa mère se faisait beaucoup de soucis pour elle. Son père, quand à lui, était trop protecteur. Elle se sentait étouffée. Elle voulait juste étudier et débuter une nouvelle vie. Mais elle n’arrivait pas à le leur faire comprendre…
Et maintenant, tout ça n’avait plus de sens… L’avenir n’était plus une certitude. Elle avait des tueurs à ses trousses, un contaminé pour seul soutien, et elle ne savait plus quoi faire ni quoi penser…
Elle finit par s’endormir, trop fatiguée pour penser ou réfléchir à quoi que ce soit…
Jeremy eut plus de mal à s’endormir. Il repassait en revue les détails de son plan pour demain. Il réfléchissait à chaque détail, afin d’être sûr de ne pas commettre d’erreur. Puis il s’endormit, mais il ne quitta pas ce monde pour un monde de rêves merveilleux…
« Jerem’ ! Jerem’ !
Il ouvrit les yeux. Cindy était à côté du lit, lui tenant la main. Elle tremblait. Des larmes avaient coulé sur ses joues, qui étaient devenues rouges. Jeremy se redressa, inquiet. Il tendit l’oreille.
Des bruits de pas dehors, des moteurs qui tournaient, des lumières de gyrophares qui dansaient devant les fenêtres… Jeremy comprit rapidement et ne tarda pas une seule seconde de plus.
« Prends tes affaires, on file ! » lança-t-il à Cindy, qui n’avait que douze ans.
Lui-même n’en avait que dix-sept. Les choses avaient commencé à changer, et ils étaient constamment en danger… Leurs parents avaient disparus. Cindy ne comprenait pas vraiment ce qui se passait. Jeremy avait compris que les protecteurs fouillaient les quartiers résidentiels à la recherche de contaminés potentiels. Le recensement n’était toujours pas terminé. Et ils se démenaient pour le terminer. Ce qui ne facilitait pas la vie de Jeremy et de Cindy.
C’était la quatrième fois du mois qu’ils étaient obligés de s’enfuir. Ils avaient louée une chambre d’hôtel à bas prix et Jeremy travaillait dans ce même hôtel pour gagner l’argent nécessaire pour payer le loyer et la nourriture. Ils n’avaient jamais eu de soucis jusqu’à ce que les protecteurs viennent chercher les éventuels contaminés du quartier…
« Allez ! Viens ! » fit Jeremy en attrapant la main de Cindy.
Ils sortirent de la chambre et descendirent jusqu’à ce qu’ils trouvent une porte donnant accès sur l’arrière de l’hôtel, dans une ruelle étroite. Jeremy la déverrouilla avec le badge d’employé de l’hôtel qu’il possédait et ils sortirent dehors.
L’air était frais. Le sol humide. Il y avait une odeur forte, nauséabonde. Jeremy ne s’attarda pas plus longtemps. Il tira Cindy dans la ruelle la plus proche qu’ils trouvèrent. Ils coururent quelques dizaines de mètres, puis s’arrêtèrent près d’une poubelle. Il regarda alors Cindy et lui demanda si ça allait. Elle lui fit signe que oui. Puis elle lui demanda :
« Qu’est-ce qu’on fait ?
- Je ne sais pas trop… On va attendre de voir s’ils comptent rester dans le coin, ou s’ils vont s’en aller pour faire une descente ailleurs… Après, soit on retournera à l’hôtel, soit on ira se chercher une autre chambre, dans un autre quartier, expliqua Jeremy.
- D’accord… »
La nuit fut longue et agitée. Ils patientèrent des heures avant de pouvoir bouger sans craindre de se faire repérer par les patrouilleurs. L’aube allait se lever lorsqu’ils réussirent à quitter le quartier pour se rendre dans un autre hôtel, à trois kilomètres de là. Jeremy réussit à se faire embaucher dans ce même autel. Comme ça, il pourrait continuer à rester près de sa sœur, et ils seraient prêts à partir si la situation venait à déraper, comme la nuit dernière.
« Jerem’ ? demanda Cindy le soir qui suivit.
- Hum ?
- Où ils sont papa et maman ?
Jeremy laissa tomber sur le lit le livre qu’il lisait. Cette question, elle ne l’avait posé que trois fois. Et à chaque fois, il avait trouvé une réponse différente qui lui permit de contourner la question. Mais cette fois-ci, il ne savait pas quoi dire. Il avait épuisé tout son stock, et Cindy n’était pas bête. Elle saurait s’il lui avait déjà répondu de telle ou telle façon.
Il reconnut qu’elle avait le droit de savoir. Elle avait douze ans. Elle devait être capable de comprendre ce qui se passait dehors. Si jamais ils venaient à être séparés, elle réussirait alors à survivre seule.
Car le jour viendrait où il sacrifierait sa liberté pour qu’elle puisse conserver la sienne… Il le savait.
- Ils ont été pris par les protecteurs.
- Ils sont morts ?
La question le surprit. Il répondit néanmoins :
- Je ne sais pas… Ils sont certainement devenus des contaminés. Si c’est le cas, ils sont vivants. Le plus dur quand on est contaminé, ce n’est pas de survivre, c’est de vivre en sachant pertinemment qu’on a perdu toute liberté…
- Le plus important, c’est de vivre, non ?
Il s’était posé la question si souvent… Il s’était demandé si le mieux n’était pas de laisser tomber cette fuite permanente. Ils résistaient, mais combien de temps résisteraient-ils ? Et quand viendra le moment où ils pourront utiliser leurs armes et tirer sur les derniers résistants, que feront-ils ?
Toutes ces questions se regroupaient pour ne former plus qu’une seule question, en apparence simple :
Mourir libres ou vivre en acceptant d’être épié jour et nuit, d’être considéré comme une menace pour la société, et de voir sa vie entre les mains des autres ?
- Cindy ?
- Oui ?
- Tu te souviens de ce que papa nous a dit, le jour où on a été séparé ?lui demanda-t-il.
- Euh… Attend… Il a dit de continuer à nous battre jusqu’à ce que la crise passe et qu’on revienne à l’ancien système, c’est ça ?
- « Tant qu’il vous reste un souffle de vie, vivez votre vie, sans porter d’étiquette, sans subir des règles que vous n’approuvez pas. Et tenez jusqu’à ce que les choses redeviennent comme avant. Et alors on sera de nouveau tous les cinq réunis ! » cita Jeremy. Ca te rappelle quelque chose ?
Cindy leva les yeux vers lui en souriant. Elle fit oui de la tête. Jeremy reprit :
- Maman devrait accoucher d’ici peu. On doit être là pour accueillir notre petite sœur, et faire en sorte qu’elle soit fière de nous. C’est pour ça qu’on doit continuer.
Il avait cité des raisons simples mais légèrement stupides. Elles n’étaient pas valables à cent pour cent, mais elles suffisaient à redonner de l’espoir à Cindy, et c’est tout ce qui comptait. Il lui avait dit la vérité sur leurs parents et il lui avait redonnée l’envie de continuer de se battre pour sa liberté.
- Jerem’… fit Cindy au moment de se coucher.
- Oui ?
- Merci.
Elle lui sauta au cou. C’était simple, mais ça signifiait beaucoup pour lui. Elle était désormais sa seule famille et il voulait tout faire pour la protéger.
Puis apparut l’image de sa sœur à quinze ans, les larmes aux yeux dans une ruelle, tandis qu’il retenaitt les protecteurs…
« Jerem’ ! »
« Jerem’ !!! »




Chapitre 4 :

Article 4 –
Les « saints» ne peuvent être exécutés.

Le réveil sonna. Jeremy sursauta et éteint rapidement la sonnerie. Il avait peur d’avoir réveillée Kathryn. Il se redressa et fut soulagé en voyant qu’elle dormait encore. Il regarda l’heure : sept heures quinze.
Il se leva, alla aux toilettes, dans la salle de bain, puis mangea un morceau. Il vérifia que le téléphone était bien à côté de Kathryn puis il partit en fermant la porte à clé derrière lui. Comme il le pensait, les rues étaient remplies de contaminés allant manger un morceau avant d’aller travailler, ou se rendant directement au travail. Certains revenaient du travail eux aussi. Toutes ces personnes s’amassant dans les rues de la ville devraient lui faciliter la tâche.
Il se mit en route et se dirigea vers un bar-restaurant, au centre de la ville. C’était là que la surveillance était la plus accrue, mais c’était justement le lieu idéal pour que les protecteurs ne viennent pas les embêter. Ils seraient trop occupés par l’afflux de contaminés qui iraient ça et là dans la ville durant la prochaine heure et demie.
Il arriva finalement devant le bar en question. Le « Dreaming For A Meal », qui signifiait « Rêver pour un repas ». Ce restaurant était l’un des plus connus de la ville. Et il était tenu par l’un de ses plus vieux amis.
Il entra dans le bar-restaurant et aussitôt l’odeur des toasts cuits, de la viande grillée, du jus d’orange, des fruits et du café l’assaillirent de toutes parts. Son estomac commença à crier famine. La salle était remplie, mais il restait toujours la salle du haut, où l’on organisait les grandes réceptions pour les grandes occasions. Jeremy savait qu’ils discuteraient là haut.
Il aperçut l’une des serveuses, c’était Gaëlle. Elle finit par le voir elle aussi et elle s’approcha de lui. Elle portait sa tenue de contaminée et un tablier blanc qui tranchait avec le rouge de sa combinaison. Elle le salua brièvement, l’embrassant sur une joue et lui demandant s’il voulait voir Tony. Il lui dit que oui, et elle le conduisit en haut, dans la salle de réception. Puis elle le quitta, lui disant que Tony ne tarderait pas. Il la remercia et elle retourna travailler.
Il regarda la salle. Elle était prête à recevoir du monde, avec ses tables recouvertes de nappes blanches immaculées, d’argenteries, de cristal et de porcelaine. Jeremy se demandait à chaque fois comment Tony avait pu se les procurer, sachant qu’il était un contaminé comme les autres. Mais Tony aimait garder certaines choses secrètes. Il n’avait jamais voulu lui raconter comment il avait fait.
« Tu penses quoi de ça : « Rémy résout vos soucis ! » Ca pète, non ? lança une voix dans son dos.
- C’est pas mal… avoua Jeremy en se retournant. Mais le petit problème, c’est que tu ne t’appelles pas Rémy.
- C’est qu’un détail… répliqua Tony en tendant sa main à son ami.
Ils se serrèrent la main en se rapprochant les épaules.
- Ca faisait un bail… commenta Tony.
- Oui…
- Tu veux manger un morceau ? demanda le restaurateur.
- Pourquoi pas. Je commence le boulot plus tard aujourd’hui.
- Veinard… Je suis levé depuis quatre heures du matin moi ! lança Tony pendant qu’ils s’asseyaient à une table ronde au milieu de la salle.
- Oui, mais au moins t’as un boulot fixe toi… souffla Jeremy avec un sourire moqueur.
- Ouais mais bon…
Jeremy sourit de plus belle. C’était tout Tony ça, se plaindre sans cesse… Mais à côté de ça, il avait cette capacité que très peu de personnes possédaient, et qui consistait à aider les gens lorsque tout allait mal. Tony avait ce don pour tirer les gens de problèmes qui paraissaient impossible à résoudre.
A un moment, tout en parlant, Jeremy ramena son index gauche sur son oreille gauche et tapota dessus, tout en relevant les sourcils. Tony répondit alors normalement, poursuivant la discussion et fit un signe avec l’index droit. Il pointait la table puis le plafond en faisant oui de la tête. Alors Jeremy comprit…
Ils discutèrent de tout et de rien tout en mangeant. Ils abordaient différents sujets, qui paraissaient normaux lorsque deux personnes se retrouvent après des mois sans se voir ni se parler. Puis quand ils finirent leur café, Jeremy lança :
- Oh, et tu continues de voir Joe ?
- Ouais, même si je n’ai plus trop de nouvelles… Pourquoi ?
- J’ai vu un film à la télé il y a quelques temps qui m’a fait penser à lui…
- Ca parlait de quoi ?
- C’était l’histoire d’un employé et de la fille du grand patron d’une multinationale. La fille se fait pourchasser par des gars qui espèrent en tirer une rançon et c’est l’employé qui l’aide à s’échapper. Du coup ils fuient ensemble et ils doivent se débrouiller pour survivre, raconta Jeremy.
- Le genre de trucs que Joe rêverait de vivre, se souvint Tony en ricanant. Et comment ils font pour s’en sortir au final ?
- Ils demandent de l’aide à un ami à lui et ils fuient à travers le monde, échappant de justesse à chaque fois à leurs poursuivants. Mais je n’ai pas pu voir la deuxième partie du film parce qu’il y a eu une panne de courant dans le quartier et elle a duré longtemps…
- Mince…
- Mais bon, je le verrais quand il repassera… Le début était pas mal, la suite un peu violente, mais ils s’en tiraient à chaque fois. On verra bien ce que ça donnera… J’espère qu’ils s’en sortiront.
- Ouais, mais c’est qu’un film tu sais ? fit remarquer Tony en souriant.
- Ouais… Je sais. Bon, sur ce, je te laisse. Il faut que j’aille travailler…
- Ok. On se revoit bientôt ? demanda Tony.
- T’inquiètes », lui promit Jeremy en lui tendant la main.
Il la serra et Jeremy partit. Tony resta là, silencieux, pendant que d’autres venaient débarrasser la table. Il repensa à ce qu’avait dit Jeremy…
Joe n’existait pas. Le film en question non plus. C’était des choses qu’ils avaient inventées pour tromper le système de surveillance installé par le gouvernement. Ce système avait une faille. Il y avait deux écoutes. La première consistait à repérer les mots qui pouvaient se trouver dans des conversations suspectes. Il s’agissait des mots « contaminés », « saints », « héros », « protecteurs », « révolution », « combattre », « tuer », « voler », etc. Et lorsqu’un de ces mots étaient détecté, la conversation était écoutée et on l’analysait. Du coup, il fallait prendre deux précautions : ne jamais employer les mots « dangereux » et parler de choses banales, au cas où, pour mener en bateau ce qui pouvait écouter.
Tony et Jeremy ne se voyait plus aussi souvent qu’avant, mais la façon de parler qu’ils utilisaient était restée en eux. C’était comme le vélo, ça ne s’oubliait pas.
Le « grand patron d’une multinationale » désignait un héros. La « fille » désignait bien l’enfant de ce héros. Et « l’employé », c’était un contaminé. Tony avait donc comprit que Jeremy lui parlait d’un contaminé qui s’était retrouvé avec la fille d’un héros et qu’ils étaient pourchassés par des gens dont on ne connaissait pas vraiment le caractère. Jusque là ça n’avait rien d’inquiétant, si ce n’est le fait que Jeremy parlait de « Joe ». Joe, c’était le surnom qu’ils avaient décidés de donner à Jeremy pour parler de lui sans éveiller les soupçons. Le contaminé en question, c’était donc lui… Et ça, ça inquiétait pas mal Tony.
Et la suite : « Ils demandent de l’aide à un ami à lui et ils fuient à travers le monde, échappant de justesse à chaque fois à leurs poursuivants. Mais je n’ai pas pu voir la deuxième partie du film parce qu’il y a eu une panne de courant dans le quartier et elle a duré longtemps… » Il avait besoin d’un coup de main de sa part. Il comptait fuir avec la fille. Et il n’avait pas de plans pour le moment.
Jeremy avait été parfait. Sa voix n’avait pas tremblée, ses gestes avaient été mesurés, posés. Mais Tony avait deviné que cela l’angoissait, lorsqu’il dit :
« J’espère qu’ils s’en sortiront. »
Ce n’était pas trop son genre d’espérer quelque chose. Plus depuis que Cindy avait…
Une sonnerie de téléphone le tira hors de ses pensées. Il décrocha. C’était Gaëlle. Ils avaient besoin de lui en bas. Tony lui dit qu’il arrivait, raccrocha puis soupira en pensant à ce qu’il allait devoir faire pour Jeremy.
« Ok, ok, ok… pensa-t-il. A moi de jouer... » pensa-t-il en s’éloignant de la table ronde, les mains dans les poches et la tête pleines de pensées tournées vers Jeremy et ce dont il avait besoin…
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