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 Du capital, tout est vassal

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Faubert Patrice
Poète
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Nombre de messages : 939
Date d'inscription : 02/05/2013

MessageSujet: Du capital, tout est vassal   Mar 18 Aoû - 7:53

Le capital
Cessant, faute de combustible
Cela ne serait pas mal
A cela, l'économie est irascible
Comme une naine blanche
Quand l'hydrogène de l'étoile flanche
Cela fut découvert en 1922
Et quand l'hydrogène du capital, perd la manche
Cela donne la crise de 1929
De l'étoile du capital, naine avare
Un million de fois plus dense qu'au départ
Et du capital
Quand l'argent n'est plus rien, tout va mal
Moins étonnant, pourtant
Qu'un trou noir, si consternant
Une masse contenue dans un volume nul
L'énergie infinie qui s'accumule
Ou comme les nébuleuses
De toutes les possibilités, fameuses
Pépinières d'étoiles
Cimetières d'étoiles
Météorites, pour les briques élémentaires, pour la vie
Apportant aminoacides d'où tout jaillit !
92 éléments chimiques
Qui allument toute une programmatique
Comme l'étoile qui explose
Ensemble toutes les causes
Et c'est 10 milliards de soleils
Quand un éclat est sans pareil
Dans un coin de l'Univers, se mêle
Puis par manque de la matière première
Pour la formation des étoiles de l'Univers
Dans cent mille milliards d'années
Cela ne sera même plus du passé
L'évaporation, fin de l'Univers
Il est toujours temps de faire la fête
De tout changer dans nos têtes
Prendre enfin un nouveau départ
Que chaque être humain y prenne part
En tous les cas
Se défaire de tous les cacas
L'économie, la religion, la hiérarchie, l'idéologie
Pour l'anarchie, pour la vraie vie
En cet instant, tout le monde la conchie
Une planète enfin habitée, pour la vie !
Mais, je nage à contre-courant
L'unanimité contre moi, c'est plutôt marrant
Le monde nous usine
Le monde nous machine
Un peu comme en Chine
Environ, 150 millions de membres
Au syndicat chinois unique
Environ, 80 millions de membres
Au parti communiste chinois, tragique
En vérité, un syndicat réactionnaire
En vérité, un parti réactionnaire
Tout se compte en dizaines de millions
Ce qui peut noyer toute précision
Comme la grande famine
De 1957 à 1961, Mao élimine
De 20 à 40 millions de victimes
Et la fabrication de la bombe atomique
Défendre ses frontières
Toujours le même précepte réactionnaire
D'autres pays, le même prétexte cynique
Du stalinisme chinois
Au capitalisme chinois
Et toutes les révoltes
Que la politique chinoise rote
Comme celle de juin 1989, étudiante
1300 décès, une répression édifiante
Comme aussi certaines grèves des ouvriers
Qui par le syndicat maison, se font bastonner
Mais avec une classe moyenne
450 millions de personnes, cela détonne
Pour la consommation, la Chine est donc reine
En toutes choses, l'exploitation mène
Comme les paysans devenus des migrants
500 millions environ et ce, en quarante ans
De la campagne à la ville
Où ces gens sont considérés comme vils
Par contre
La politique de l'enfant unique
Là, je suis peu critique
Et même plus aucun enfant
Ou alors très chichement
Car le monde est surpeuplé, trop méchant
Personne ne peut en douter
Vive la stérilisation, la contraception, l'avortement
Il faut les encourager
En toute conscience, sans que cela soit forcé
Partout dans le monde entier !
En effet
La surpopulation produit de l'insécurité sociale
Et de la police, de l'armée, c'est fatal
Comme la sécurité intérieure en Chine
Sans que son économie en décline
Elle s'en nourrit, chafouine
50 milliards de dollars
Le capital affiche sa tare
Mais bien des gens en ont marre !
Le capital
Est comme les guerriers ninjas
Mais sans la bravoure, voilà
Dès 1560, ce guerrier d'élite japonais
De l'art de la guerre, connaissait les rites
Acteur, espion, voleur, assassin, mercenaire
Avec son ninjutsu, il savait tout endurer, tout faire
Ni doute, ni fierté, ni peur, secret
Tout vêtu de noir, cagoulé, discret
Alimentation succincte, énergétique
Sans odeur, pour être fantomatique
Et des années d'apprentissage
De l'art martial, devenir le page
Mais le 24 novembre 1581
Pour les ninjas, ce fut la fin
Souvent trahis par les siens
Les samouraïs prirent une revanche, enfin
Contre le capital
Ce serait bien
De l'intérieur, s'infiltrer
Mais l'on est alors toujours retourné !
Et au fond
De toutes les cultures naissent la séparation
De toutes les idées naissent la séparation
Des doctrines, de l'économie, de la littérature, c'est cela la séparation
Car tout cela engendre la division
Cela produit de la guerre, toute la prétention
Tous les visages de la domination
Une autre conception, il faut une autre révolution !
Car tout est récupéré
Par la domination qui sait tout digérer
Comme l'intestin qui est un cerveau, et sait tout analyser
Comme aussi la musique de jazz
Qui mit longtemps pour sa case
Au début, musique des bordels
De la musique noire qui se frotte aux belles
Qui furent fermés par le puritanisme blanc
Puis encore plus navrant
500.000 noirs du sud au Nord
Le racisme blanc américain fit fort
Des années de lynchage
Des années de migration
Le jazz encore en cage
Chanteuses noires, musiciens noirs, ségrégation
Puis ce fut la prohibition
Tout cela entre 1917 et 1920
Le jazz par l'entrée de service
Puis le blanc éclairé en fit son délice
La récupération est pleine de malice !
L'énergie du désespoir
Naît de l'humiliation
Et toute l'organisation de la vie
Qui n'est que la vie de l'organisation
Celle du capital
Et TOUT lui est vassal
En une colossale accumulation
Où tout le vivre devient ainsi une humiliation !
Chaque humiliation
Renvoie à une autre humiliation
Chaque aliénation
Renvoie à une autre aliénation
Toutes les générations
Toutes les professions
C'est une perpétuelle accumulation
De la vie
Nous sommes la négation
Ainsi, riches, pauvres, toutes les gesticulations
Du capital, c'est la seule conception
Mais qui le sait vraiment ?
Mais qui le comprend vraiment ?
Sinon, c'est l'exil en pleine foule
Sur une île déserte en pleine foule
Mais ne pas se faire repérer
Se fondre dans la masse, clandestinité
Se faire oublier
Pour comme on le peut, protester
De n'être dupe de rien, de soi, des autres, être le dernier !


Patrice Faubert ( 2015 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
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