Forum destiné à la publication de poèmes, afin de partager ensemble l'art poétique.
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion
Attention : les textes publiés appartiennent à leurs auteurs, ils sont protégés par le droit d'auteur

Partagez | 
 

 Condominium, totalitarisme du capital

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Faubert Patrice
Poète
Poète


Nombre de messages : 939
Date d'inscription : 02/05/2013

MessageSujet: Condominium, totalitarisme du capital   Jeu 10 Déc - 8:51

" Un fond océanique profond fait le tour du monde en 1600 ans.
L'océan Atlantique existe depuis plusieurs dizaines de millions d'années.
La mer Baltique n'a que plusieurs milliers d'années.
Le record de longévité humaine est de 122 ans et 164 jours. "


Proverbe finlandais


L'inondation
Du 16 février 1962 à Hambourg
De ce qui nous attend, est un petit tour
Car, avec la fonte de la banquise
Cela sera une toute autre mise
Et voilà qu'en Arctique
Des compagnies pétrolières psychotiques
Veulent développer une activité industrielle
Voilà bien la finalité de la société industrielle
USA, Russie, à la recherche du pétrole
Gaz naturel, gaz liquéfié, une course folle
Et d'autres pays intéressés
Par l'odeur des profits, ils sont alléchés
Une prévision de 90 milliards de barils
La ruée vers l'or noir rend le monde imbécile
Un coût de 100 milliards d'investissement
Euros ou dollars, peu importe, c'est dément
Une région maritime si vaste à exploiter
24 millions de kilomètres carrés
22 pour cent des réserves mondiales
Pour l'industrie pétrolière, le Graal
Mais la glace fond en Arctique
Peu importe aux multinationales, pompes à fric
Des hydrocarbures au pôle Nord
La bêtise peut faire très fort
Mais la perspective de 8 millions de barils par jour
Et à l'Arctique, bien des pays font la cour
C'est encore un peu de la théorisation
Pour une grande catastrophe en prévision !
Car en cas de fuite ou d'accident
Le déversement n'est récupérable qu'à 8 ou 20 pour cent
Et donc une faible partie, seulement
Le Groenland aussi n'est pas en reste
La pollution est toujours à la fête
L'industrie pétrolière
Avec son impressionnante puissance pécuniaire
Contrôle tous les gouvernements
Même les plus garnements
La mafia des matières premières
Production massive des hydrocarbures
Et le monde croule sous les ordures
Tout peut s'écrouler
C'est l'affaire de quelques années
Et puis
Il y a la centrale nucléaire russe de Bilibino
En 1974, construite sur le permafrost, c'est idiot
Réchauffement du sol sous la centrale
Comme un secret d'Etat, c'est fatal
Bientôt
Des centrales nucléaires flottantes
Une mauvaise blague, pas marrante
Toujours la Russie
Tirant sur Greenpeace, avec des fusils
Sachant
Qu'aucun modèle n'est capable de représenter
Ce qui peut réellement se passer
Ainsi, un modèle n'est jamais la réalité
Un effet quantique qui fabrique la subjectivité
Et aussi, ne sont d'aucun vrai secours
Devant l'indétermination climatique, aucun recours
Ni l'outil mathématique
Ni l'outil statistique
C'est à la proximospective forcément critique !
L'on ne peut impunément
Jouer avec les forces de la nature, c'est évident
Et les 37 particules élémentaires
Sans doute toutes présentes dans l'univers
Comme les quatre forces fondamentales
Qui ne connaissent ni bien ni mal
37 particules pour l'instant
Bientôt de nouvelles particules, du changement
Et de l'habituel, le neutrino, qui se travestit
Jamais, ce qu'il est vraiment, l'on ne sait, avec lui
C'est un drôle de fermion
Sa famille des leptons, quarks, et deux grandes familles, fermions et bosons
Des quarks aux trois saveurs
Comme pour certaines liqueurs
Electronique, muonique, tauique
Toute une appellation magique
Mais cela n'empêche rien
Les sols se dégradent, c'est pas malin
Trente trois pour cent
Sont déjà dégradés ou menacés
Diverses autres causes pour la moitié
C'est la fin de nos puits de carbone
Bientôt, des carottes transgéniques, qu'elles seront bonnes
L'industrialisation de toutes les ressources
Malheureusement ne connaît aucune frousse
Le profit avant tout comme seule source !
Et un peu comme le 3 avril 1863, Camerone
Contre le capital, une poignée d'hommes
Là, non pas des légionnaires
Des hommes et des femmes révolutionnaires libertaires
Non plus contre une nombreuse armée mexicaine
Mais contre les valeurs du capital, qu'une autre société advienne
Non plus
La victoire ou la mort
Mais
La liberté ou la mort
Faire d'une autre façon, Camerone
Pour une autre vie qui claironne
Quand l'heure de tout changer, sonne !
Et à ce propos
Le dire n'est pas très rigolo
Ne rien attendre
Au contraire, se déprendre
De la classe artiste ou intellectuelle
Une classe traître à une société nouvelle
Souvent fasciste, stalinienne, capitaliste
Sous le cul de tout pouvoir
Elle est soit de son matin soit de son soir
Déjà
Se prétendre de l'intellectualité
Peut donner l'envie de gerber
Déjà
Se définir comme un ou une artiste
C'est la bêtise prétentieuse en tête de liste
De l'ancien monde
Toute étiquette doit disparaître
Un nouveau monde
Ne pouvant aucunement s'en repaître
Plus aucune supériorité
De personne sur personne
Plus aucune infériorité
De personne sur personne
Car en réalité
Toutes et tous, nous nous imitons
C'est ce que nous appelons la création
Il s'agit d'une création répétée
Perpétuant une création aliénée
J'en suis une preuve vivante
L'idée n'est pas neuve, néanmoins très dérangeante !
Pour le capital, le condominium
Les mafias les moins pires, comme optimum
Un monde de plus en plus irrespirable
Et nous tolérons l'intolérable
Vouloir vivre y devient un outrage
Et la santé humaine de plus en plus précaire
Pollution de fond, des particules nocives dans l'atmosphère
Le Diesel, 42000 décès par an, en France
La qualité de l'air passe après la finance
De l'asthme, des maladies respiratoires
Ozone, parfums d'intérieur, tabac, toute une foire
Allergènes, bref, l'industrie et ses méfaits
Eté 2003, France, canicule, c'est un fait
Et surtout, chez les personnes âgées, 15000 décès
Donc de l'énergie
Et ce qui consomme le plus d'énergie
Au moins 45 pour cent
Surpopulation, il faut donc du bâtiment, c'est ainsi
Et nous passons 80 pour cent
De notre vie dans un bâtiment
Nous ne sommes pourtant
Que de l'énergie solaire transformée
Du soleil à l'homme, c'est vite oublié
Le capital produit de la pollution
Avec une consommation de cette pollution
Nos déplacements, notre alimentation, notre habitation
Avec une seule loi, le fascisme de la dérégulation
Le capitalisme, pour le vivant en général, est un violent poison !



Patrice Faubert ( 2015 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Condominium, totalitarisme du capital
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» CVC Capital Partners rachète Sunrise
» Hanoi, capital du Vietnam
» Smartphone sur Capital M6 13/12/09
» Capital Punishment
» Capital Scandal

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poésie en ligne :: Vos poèmes-
Sauter vers: