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 Paraphysique du néant

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Faubert Patrice
Poète
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Nombre de messages : 988
Date d'inscription : 02/05/2013

MessageSujet: Paraphysique du néant   Ven 12 Aoû - 8:02

" L'espoir est un poison "

Christophe Khider ( né en 1971 ) évadé de la centrale de Moulins en 2009

En France, l'évasion est punie
Par la loi, c'est le seul pays
Le pays des patrons
Le pays des matons
Tout le monde à l'isolement
La prison de l'école
L'école de la prison
A la répression, il faut apporter son obole
Des esclaves, pour des riches, défendre le pognon
Oui, l'espoir est un poison
Il rime avec soumission, pas avec évasion
Il rime avec compromission, pas avec abolition
Je joins mon salut solidaire
A tous les prisonniers, toutes les prisonnières
Et c'est sincère
De France, du monde, c'est planétaire
Tous ceux et toutes celles, que l'on fait taire !
Un million de personnes
Se suicident chaque année dans le monde
Deux millions de personnes
Meurent de tuberculose chaque année dans le monde
Beaucoup plus que les guerres
Beaucoup plus que les homicides
Oh, qu'il fait bon vivre sur Terre !
Face à cela, nous restons placides
Nous pensons ne rien pouvoir y faire
Le corbeau calédonien ce singe à plumes
Ni ne se suicide ni ne fume
Comme les animaux humains, il se sert d'outils
Et pour les autres, n'a pas de mépris
Comme l'éléphant ce géant
Comme le chimpanzé ce rusé
Sur des millions d'espèces
Cela fait peu
Ces animaux ne vont pas à la messe
Et sur eux, nous en connaissons si peu !
Et de leur organisation, nous sommes envieux
Comme le corbeau à gros bec
Qui avec un cintre récupéré, fait son nid
Et qui du haut des arbres, nous épie
Cet oiseau est un drôle de mec
La troisième guerre mondiale
Est là sous nos yeux
Partout elle allume ses feux
Comme un cheval qui s'emballe
De pays en pays, elle cavale !
L' islamisme pire que le nazisme
Et de son cercueil mal fermé, revoilà le fascisme
L'humanité est tombée dans son précipice
De la bouteille à encre sortent les maléfices
D'une liqueur contenant toutes les pisses
Non, écrire sur la prison
Ne signifie pas que l'on est soi-même en prison
Non, écrire sur la criminalité
Ne signifie pas que l'on a soi-même tué
Même si tout fonctionne comme une prison
Obligé de préciser, en ce temps d'imbécillité
Où tout se voue à la médiocrité
Et tout est criminel car tout est oppression
Mais beaucoup de gens
Ne savent pas lire
De la compréhension, ils sont indigents
C'est seulement l'intérêt pécuniaire, qu'ils savent écrire
C'est le faux qui s'affiche
Faux seins, fausses paroles, dont l'humanité s'entiche
L'illusion fait son tour de piste
Le palpitant de battre s'est arrêté
C'est sous feu ( 1494 - 1547 ) François premier
Qu'apparaît le mot majesté
Mais déjà en 1539, c'est le raccommodage
Des patois et divers adages
Pour en faire la langue du roi
Le langage de France fait loi
Les mots sont toujours de leur temps
Ils sont vieux, ils sont enfants
Ils se dispersent comme les vents
La surpopulation c'est l'absolutisme
C'est l'humanité atteinte d'autisme
Les femmes aux gros ventres
Avec leurs parasites, dont c'est l'antre
Il faut l'avortement et la contraception
Sinon, jamais de révolution
Mais la tyrannie aime la guerre
Il lui faut des enfants
Des pères et des mères
Il ne faut jamais voter
Il ne faut jamais enfanter
Il ne faut jamais se marier
La Terre est si belle
L'homme est venu, à la beauté, rebelle
L'homme a tout massacré
L'homme a tout saccagé
Suprême terreur, il s'est multiplié !
A cette horreur, impossible d'échapper
Il n'y a jamais rien eu
A part la plus-value
Tout est à faire
C'est évident, c'est pas révolutionnaire
La psychiatrie est une police
Qui classifie, fabrique la norme
Pour que la prétendue normalité se forme
Tout doit être lisse !
La psychanalyse est prétentieuse
Elle ne rend pas la vie heureuse
Elle interprète, elle juge
Elle infériorise, elle est comparative
Elle donne des leçons, comptabilise
Elle nous regarde de haut
Elle nous prend pour des idiots
Pourtant, elle va toujours mal
C'est son illusion, son snobisme, son scandale !
Tout doit être défait
Car absolument tout est surfait
Je ne me réclame que de moi
Plus aucun chef, plus aucun roi
Je ne me réclame que de moi
En rien, je n'ai aucune foi
Je ne me réclame que de moi
Cela est ma seule loi
Ainsi plus le moindre mandarin
La hiérarchie tombe dans un ravin
Vous êtes moi, je suis vous
Cela suffit et c'est tout !
Comme le dit fort justement
Iggy Pop ( né en 1947 ) sur aujourd'hui, à propos du cinéma
C'est de la merde, oui d'accord, c'est du vent
Mais hélas, qui se vend
Pas comme the Stooges, matrice du punk
Que j'écoutais quand j'étais jeune punk
Avec les New York Dolls, grand groupe
Et même si je n'avais pas la future coupe
J'étais chevelu, mais je mangeais la même soupe
Mes cheveux sont toujours longs
Un punk à l'américaine, au fond !
Mais sans aucun fanatisme
Pouvant avec éclectisme
Entendre du Mozart ou du Satie
Comme du punk, du rock, ou de l'anarchie
Les voleurs de poules, en 1945, enfants des rues
Les beaux enfants perdus
D'hier à aujourd'hui, la racaille des banlieues
A qui, j'envoie mes meilleurs voeux
C'est le politicien qui roucoule
Il nous vomit, il nous baille
Le politicien est la véritable canaille !
La délinquance vraie est politicienne
Avec ses escroqueries vauriennes
C'est elle qui pue
C'est elle qui nous tue !
En France et partout ailleurs
C'est toujours la même heure
Les mêmes misères
Les mêmes réactionnaires
Dont il faudra, un jour, se défaire !
Comme les fils des bourgeoisies riches
Supporters de football qui s'y nichent
Sans aucune conscience, ivres de violence
Nazis et fascistes, c'est l'évidence !
La guerre ne cesse jamais
Contre l'individu, contre la société, contre la paix
C'est la guerre totale dans tous les faits
La troisième guerre mondiale n'est pas commencée
La guerre est partout, année après année
C'est vous, c'est nous, c'est il, c'est elle, c'est moi, c'est toi


Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
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Paraphysique du néant
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