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 Paraphysique du pamphlet

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Faubert Patrice
Poète
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Nombre de messages : 969
Date d'inscription : 02/05/2013

MessageSujet: Paraphysique du pamphlet   Dim 5 Fév - 11:09

" Les hommes ont autant de prise sur leur destin qu'un cochon pendu par les pieds dans un camion frigorifique roulant vers les abattoirs de Chicago. "

Dwight Macdonald (1906-1982) " Une tragédie sans héros " (1938-1957) Editions de l'encyclopédie des nuisances

L'église, de par son droit canon
Parler de la pédophilie, interdiction
Pourtant en vogue, dès sa fondation
Et puis, depuis 1929, grâce à feu ( 1883-1945) Benito Mussolini
Le Vatican est un Etat, qui des lois, fait fi
Qu'ainsi, Mussolini, de son soutien, remercie
Le pape et son droit canon
Le dénoncer, et c'est l'excommunication
Tout doit rester secret
Ne parler que des bienfaits
La pédophilie des prêtres
L'homosexualité des prêtres
Les crimes sexuels des évêques
Et le pape son garant, ce sale mec !
Les Dolan, Murphy, Solano, Maciel
Ce feu (1920-2008) Marcial Maciel
Champion des crimes sexuels
La légion du Christ perverti
Fascistes, capitalistes, nazis
Toujours le grand inquisiteur
Du catholicisme qui répand la terreur
Jamais vraiment inquiété, jamais dans l'erreur
Ou alors, à la toute dernière heure !
Hélas pour l'église, pour elle
L'église a un sexe, un estomac
Elle aime la jeunesse et les demoiselles
Il faut faire pipi, il faut faire caca
Lutter contre les pulsions sexuelles
Pour toutes les religions, pas seulement la catholique
Le sexe c'est mal, c'est contre la foi
Sauf en soutane, où rien n'était pathologique
Tout le reste était délire sexologique
Certes
Tout irait mieux
Si son sexe, l'on pouvait moucher
Aussi souvent que son nez
Mais sans violer qui que ce soit
Quand le respect de l'autre est roi
Les sexualités ont leur heure
Qui ne font pas toujours peur
Selon les époques et les coutumes
L'histoire en dissémine l'écume
Comme juifs, musulmans, chrétiens
Qui un temps, eurent des intérêts communs
Les conflits étaient surtout tribaux
Et pouvaient se régler, en payant un impôt
Mais au fil des siècles qui passaient
Les chrétiens, par la force, s'imposaient
Les juifs et les musulmans, ils les chassaient
Les juifs et les musulmans, ils les tuaient
Par exemple, contre feu (1451-1504) Isabelle 1re de Castille, si hiératique
Cette Isabelle la catholique
Juifs et musulmans s'associaient
Tout ce qui n'était pas chrétien étant hérétique
Et l'inquisition, et l'intolérance, s'imposaient
Et ce sont les musulmans qui accueillaient les juifs
Que les chrétiens persécutaient
De ce temps, les chrétiens furent les fanatiques
Avec l'alibi de la parole évangélique
Les temps ont changé
En manifeste ou en subtilité
Les alliés d'hier
Deviennent les ennemis d'aujourd'hui
Le polythéisme des arabes, c'est fini
Le dieu unique, c'est le père, c'est donc la guerre
Torah, Bible, Coran, des conflits infinis
Qui sont devenus politiques
Qui sont devenus géographiques
Qui avaient toujours été politiques
Qui avaient toujours été géographiques
Présentement
Juifs et musulmans se détestent
Chrétiens et juifs se tolèrent
Vraiment, les religions déblatèrent
Oui, les religions, il faut s'en défaire !
L'art aussi
Est contre-révolutionnaire
Il est conservateur, il est réactionnaire
Toutes les bourgeoisies, il justifie
La preuve, c'est l'absence de vie !
Tous les intellectuels
Toutes les intellectuelles
Sont les aliments de la réaction
Qui n'ont pour seule fonction
Que d'empêcher une vraie révolution
De tout cela, il faut se libérer
Les bourgeoisies aiment nous aliéner
Au pilori
Les artistes, les intellectuels, les patries
Les bureaucrates, les technocrates, les partis
Car c'est cela l'anarchie
Sans aucun de ces pipis
Plus aucune célébrité
Plus rien de spectacularisé
Personne ne représentant personne
Plus aucune heure qui sonne
Tout individu mâle ou femelle
Doit devenir ingouvernable, inimitable
A toute autorité chercher querelle
Pour qu'enfin la vie devienne belle !
Il en faudrait des guerres civiles
Pour que l'humanité ne soit plus servile
Mais sans cesse, cela recommence
La chorée de Huntington mène la danse
Tout cela sent le rance
Déjà, ne plus voter
Déjà, ne plus admirer
Déjà, ne plus obéir
Finalement
Le stalinisme a triomphé
La pensée critique est atrophiée
La critique sociale, dans un placard, rangée
Tout le monde est complice
Chacun et chacune en est le vice
Tout est devenu répugnant
Tous les gouvernements en sont le chant
L'être humain est ainsi
A l'être humain, son propre ennemi
Divisé, fragmenté, représenté, figé, séparé
Pourtant
Il n'y a pas d'inférieurs
Pourtant
Il n'y a pas de supérieurs
Que des crétins et des crétines
Qui gâchent leurs vies, heure après heure
Nos idées sont de la même cantine
Nos soumissions sont toutes nos peurs
Moi, toi, eux, elles, lui, c'est une identique pâleur
Il faut un nouveau pacte
Pour la grève de l'acte
En faire le moins possible
Que tout pouvoir soit notre cible
Ah ! pouvoir donner des claques
A ces menteurs de la pensée radiotélévisée
Les Onfray, Glucksmann, Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy
Fausse intellectualité, mais authentique imbécillité
La référence des bourgeoisies
Qui colportent tous leurs dégueulis
De dire des inepties, ils ont le permis
Des gens les croient, et cela fait des petits
Ah ! une balle, une rafale
De la médiocrité, tous ces morfales
Les rencontrer
Pour à leurs visages, cracher
Ah ! pouvoir leur donner des claques
Toute cette vermine, immonde cloaque
Cette bande des quatre
Pour falsifier, tronquer, récupérer, opiniâtres
Pour le bonheur de l'humanité
Eux et leurs semblables, il faudra s'en débarrasser
Même pas la peine de les tuer
Il suffira de ne plus les écouter
Eux et leurs semblables, les ignorer !
Vraiment
Ce monde pue la haine et la mort
Vraiment
Ce monde a tous les torts
Quand on sait
Que chaque année en France, il naît
850.000 bébés, à l'heure, arrivés
Et dans le monde, seize millions de prématurés
C'est le tabac, le stress, les transports en commun
Dans le ventre, et déjà pas bien !
Sans en avoir l'air
La femme et la jument, sont jumelles placentaires
Pamphlet paraphysique
Humour noir paraphysique
Se débarrasser de sa monstruosité
En l'écrivant, en la distribuant
Un portrait à la Dorian Gray
Qui a vraiment des effets
Pour que les autres, il vienne hanter
Une façon de le jeter, en le tuant
Il ne vous appartient plus
Il est sorti de votre cul
Après, vous le voyez de loin
Pour vous, il n'est plus rien !
De haut, tout regarder
Comme feu (1754-1785) Pilâtre de Rozier
Le premier homme de l'espace, en 1783, de l'air, fut le héros
Rien de mal, rien de beau
Sur Terre
Chacun et chacune, tour à tour
Gentil et méchant, héros et salaud
Et de ces coups, la vie, qui nous bourre
De mes écritures qui font un four

Patrice Faubert (2013) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
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