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 Insensibilité engrammée

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AuteurMessage
Faubert Patrice
Poète
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Nombre de messages : 1165
Date d'inscription : 02/05/2013

MessageSujet: Insensibilité engrammée   Sam 7 Juil - 9:23

Le tourisme envahit tout
Chambres d'hôtels minuscules en bord de mer
Grande cherté, plus que des restaurants, tout un monde d'affaires
Comme à Paris, l'immobilier
Plus c'est pollué et plus c'est cher
Surpeuplement, et zéro, pour la qualité de vie
Tout un monde à l'envers
Même le pognon, de tout, n'y fait plus fi
Donc, en bordure de mer
Bientôt, plus une boulangerie
Bientôt, plus aucune épicerie
Au tout hôtel
Au tout restaurant
Et à moins d'y habiter
Et à moins d'y être né
Le soleil et la mer, c'est cher
Ce partout, et c'est surtout l'été
Que tout un commerce fait des affaires
Les touristes sont des vaches à lait
Un internationalisme de fait
Un inter nationalisme d'effet
Et là, tout populisme se tait
Un portefeuille
Toujours bienvenu quand on l'effeuille
Comme une putain
Qui irait au plus plein
Le commerce est une putain
Putain, c'est le commerce
Il faut bien faire sa messe
Et les gens, pour se supporter
Doivent faire semblant de s'ignorer
Dans les lieux, surtout, où ils et elles sont concentrés
Du village préféré, tous l'étant, de l'endroit à visiter
Le monde du tourisme doit rapporter !
Il y a
Les touristes aux grosses voitures
Touristes, forcément plus respectés
Touristes, forcément plus admirés
Que les touristes aux petites voitures
Surtout
Par les larbins du capital
Faut bien se faire voir des maîtres, fatal
Voilà pourquoi
Feu ( 1916 - 1993 ) Léo Ferré, put être faussement apprécié
Sans jamais avoir été vraiment écouté
Sauf les chansons passe-partout
Pour gagner beaucoup de sous
Ainsi
De plusieurs châteaux, il détenait les titres de propriété
Et la beaufitude respecte la propriété
Mais, de toutes façons
Et cela n'est pas selon
Pour, de gauche ou de droite, les réactionnaires
Si vous êtes anarchiste
C'est facile lorsque l'on a de l'argent
Si vous êtes anarchiste
C'est facile lorsque l'on a pas d'argent
De sorte que l'on est toujours perdant
La réaction, c'est sale, c'est dégoûtant
Faut vraiment avoir le ciboulot dément
Pour sur les idées, mettre tout au compte de l'argent
La preuve, bien des pauvres, sont de droite
Et des riches, parfois, un peu moins de droite !
En réalité
Toutes les situations sont de conflictualité
Tout un système les entretient
Avec beaucoup de gens qui s'y croient bien
Pour s'enfanter, il en a le besoin
Au travail, au stade
En couple
Au bureau
Au labo
Depuis l'école et au lycée
De l'usine et de l'université
Il ne faudrait jamais, justifier
Par rapport au fric, des idées
Simplement, une façon de voir les choses
De tout discours logique, faire une pause
De tout cela
Des gens se nourrissent
C'est devenu comme un vice
De l'inconsciente pensée séparée, d'être complice
L'on entend leurs pneus qui crissent
Et toutes les horreurs capitalistes qui jouissent
Mais, tous les corps en périssent
Jeans, tee-shirts, toute la lingerie
Du chimique, au moins quinze cochonneries
Escarpins, bottes, bottines
Du chimique, au moins dix-sept cochonneries
Antiacariens et conservateurs
Des imperméabilisants et des stabilisateurs
Vingt pour cent de chrome VI dans les chaussures
Conservateurs cancérigènes, ô friture
Vingt pour cent des textiles, du goudron dérivé
Perturbateurs endocriniens et autres saletés !
Seule la marchandise fait rigodon
Elle y joue son violon
Pour nous damer le pion
Du monde capitaliste et de son extrême cruauté
Quand c'est disparaître ou s'adapter
Toute une hiérarchie de l'horreur
Et non l'horreur de la hiérarchie
Ainsi
Prenons l'exemple de l'Ethiopie
Via des usines chinoises, implantées au pays
Des ouvrières africaines sont en esclavage
Toute une exploitation salariale, qui, sur la santé, fait des ravages
Un salaire d'environ 22 euros par mois
Vingt fois moins qu'en Chine, ma foi
Pour qu'ainsi, les pauvres des pays riches
Se fringuent pour pas cher, le capital et ses niches
Car, l'on ne calcule jamais tout coût réel
De ce que l'on mange, de ce que l'on porte
Pour éviter toute honte, de la sorte
Quant tout est devenu coupant
Certes, cela était déjà, avant
Comme une lame de rasoir
Un suicide collectif, une torture collective, que partout l'on peut voir
Mais il y faut encore un peu de sensibilité
Or, tout ou presque est insensibilité
En fait foi, toute la violence télévisée
Ou alors, toute une sensiblerie de fausseté
Une insensibilité pour tout supporter
Pour tout accepter
Du capital et de son monde sans aucune aménité !

Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway index "
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Insensibilité engrammée
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