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 "Et si..." - chapitre 3

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Manu
Petit poète
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Nombre de messages : 40
Date d'inscription : 07/01/2010

MessageSujet: "Et si..." - chapitre 3   Mar 13 Avr - 15:22

J'alllumai la radio, espérant ainsi me détendre. Par chance je tombai sur une chanson de Dire Straits, c'était "Sultans of Swing". J'écoutai avec plaisir tout en me rendant chez Bobby. J'espérais y trouver des choses intéressantes. C'est avec surprise que j'entendis l'animateur radio annoncer la chanson suivante : "Walk the Line", interprété ici par Joachim Phénix. J'aimais beaucoup cette chanson, le film aussi. Je chantonnais les paroles en savourant cette musique qui avait réussi à apaiser ma mauvaise humeur. J'en avais presque oublié tous mes soucis.
A la fin de la chanson, l'animateur annonça le journal. Je montais le son, ne voulant pas perdre une miette des informations. C'était le seul moyen de ne pas finir stupide. Savoir ce qui se passe dans notre monde.
La présentatrice commença :
"Bonjour à tous. Nous sommes le 13 avril 2014, il est 13:01.
Une explosion a causé la mort de trente-deux personnes en Angleterre, à Manchester, et à fait une cinquantaine de blessés. Une autre, cette fois-ci à Londres a heureusement échoué et n'a fait que quelques blessés légers.
Le ministre des affaires étrangères de l'Allemagne a été attaqué durant un meeting où il expliquait les mesures prise par le gouvernement Allemand afin de soutenir les réfugiés clandestins. Il ne soufffre que d'une blessure à l'épaule ; ses jours ne sont pas en danger.
En France, la Résistance a une nouvelle fois frappé. Après avoir mené une attaque éclair et avoir kidnappé le premier ministre, elle a demandé le retrait des troupes militaires sur la côte ouest de la France. Il faut savoir que ce sont ces troupes qui empêchent l'arrivée de centaines de clandestins. La France étant le seul pays à avoir résisté à l'invasion des troupes Russes et Africaines.
En Amérique, en Bolivie cette fois, un des membres du gouvernement a été tué alors qu'il rentrait chez lui. Un autre a été agressé puis battu à mort. Ses jours ne sont plus en danger et il se repose à l'hôpital de Washington. Le président des Etats-Unis a déclaré qu'il ne laisserait pas les troupes ennemis pénétrer dans le territoire et qu'il soutiendrait les alliés autant que possible.
Voilà pour votre flash info, tout de suite un tube qui..."
J'éteignis la radio. J'avais entendu ce que je voulais entendre. En plus j'arrivai devant l'appartement de Bobby. Je garai la voiture à une centaine de mètres. Par précaution je mis ma capuche sur la tête pour ne pas être reconnu. Il ne fallait pas que quelqu'un sache que j'étais venu ici. Je descendis de la voiture et me rendis au bâtiment où se trouvait l'appartement de Robert.
J'entrai dans la cage d'escaliers et montai les marches une à une, sur la pointe des pieds et rapidement, les mains dans les poches. Je fini par me retrouver en face de sa porte. Je pris les clefs, dévérouilla la serrure et ouvris la porte.
J'entrai. C'était bien rangé. Un peu trop à mon goût. Robert n'avait pourtant pas l'habitude d'être aussi soigné. Il se lavait, se coiffait, portait des vêtements propres, oui, mais il n'avait pas pour habitude de ranger les affaires. Or là, c'était nickel. Peut-être avait-il eu une compagne pour l'aider à mettre de l'ordre chez lui ? A dire vrai, je ne l'avais pas vu depuis trois mois. Il était célibataires à cette époque là. Mais il aurait très bien pu se trouver quelqu'un...
J'avancai doucement et regardai quelques affaires. Des meubles un peu partout, des dossiers sur les tables et les fauteuils. Des paperasses bien rangées un peu partout. Pas de papiers ni d'emballages qui trainaient par terre.
Je me dirigeai alors vers la chambre. J'allai y entrer quand quelqu'un mis le bout de son arme sur ma tempe et lança d'une voix féminine :
"Tu tentes quoi que ce soit, je te butes. Compris ?
Je souris, mais elle ne le vit pas. Je ne bougeai pas. Je dis simplement :
- Toujours aussi délicate, Anna.
Elle parut surprise. Tout en me gardant en joue, elle m'enleva ma capuche. Je luiapparu un sourire jusqu'aux oreilles. Elle baissa son arme, soupira et se jeta dans mes bras.
- Chris ! s'écria-t-elle.
Je ne dis rien et l'accueillis dans mes bras. Ca faisait près de quatre mois que je ne l'avais plus vu.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? me demanda-t-elle.
- Je te retourne la question ? A moins que tu ne sois avec Bobby, je ne vois pas ce que tu peux faire là, répondis-je.
- Tu sais bien qu'entre lui et moi ça n'a jamais collé... lança-t-elle en me fixant du regard.
Anna était une jeune américaine de vingt-deux ans, soit environ deux ans de moins que moi. Elle avait une tête de moins que moi. Mais sa beauté forçait à baisser les yeux pour la regarder et l'apprécier. Une chevelure blonde avec des méches châtains clairs. Des yeux noisette et un visage presque parfait dans ses proportions. Elle était belle à croquer comme disait Bobby. Mais elle et lui ne pouvait pas s'entendre. Elle me ressemblait question mentalité, moralité, etc. Sauf qu'elle n'arrivait pas à comprendre Bobby, comme lui n'arrivait pas à la comprendre. En revanche j'étais très proche d'elle. On se ressemblait beaucoup.
- Tu es au courant pour Bobby ? demandai-je, sachant qu'en aucun cas ça n'allait l'affecter.
- Ouais, sale type, sale mort, jeta-t-elle. Je sais que vous êtiez des amis, peut-être les meilleurs amis du monde, mas je suis navré, sa mort ne me fait ni chaud ni froid.
- Que viens-tu faire ici alors ?
- Détruire ce qui pourrais nous rattacher à lui.
- Tu es là depuis longtemps ? fis-je, espérant fortement qu'elle n'est pas commencé.
- Non, ça fait cinq ou dix minutes, expliqua-t-elle. Je n'ai pas eu le temps de commencer.
- J'aimerais justement trouver ces documents, s'il y en a, s'il te plaît.
- Pourquoi ? s'étonna-t-elle.
- L'inspecteur de police qui m'a annoncé sa mort m'a dit qu'ils avaient trouvés des documents me rattachant à lui. J'aimerais les voir. Ils ont dit qu'ils avaient fait des copies.
- Donc si on les détruit, ils vont te prendre pour responsable ? C'est ça ? devina Anna.
- Oui, mais ce n'est pas ça l'important. Je crois que l'affaire est plus importante que ça... suggérais-je.
- Comment-ça ?
Je vis dans le regard d'Anna qu'elle voulait en savoir plus. Je lui expliquai donc :
- Comme tu le sais, Bobby, comme toi et moi, faisait partie de la Résistance, section Amérique du Nord.
Elle approuva d'un shochement de tête.
- Nous étions plusieurs dans l'équipe, mais Bobby était celui qui s'était fait le plus d'ennemis au cours des nombreuses missions que nous avions accomplis pendant les deux ans où nous avions été ensemble.
- Tu étais d'ailleurs le seul à savoir comment le freiner dans ses accés d'humeur... lança Anna en se rappelant des missions que nous avions faites ensemble.
Je souriai.
- Pourquoi es-tu parti ? demanda-t-elle.
Je croisai son regard. Elle avait tout à coup une triste mine. Je savais que mon départ avait causé des dissenssions dans l'équipe.
- Nous étions une famille. Tu nous as abandonnés alors que nous traversions la pire des périodes ! s'emporta-t-elle. Pourquoi ? Pourquoi nous avoir laissés tomber ?
Je tâchai de mettre les choses au clair.
- Parce que je... Parce que je devais partir... Je n'avais pas le choix, déclarai-je en la fixant, les larmes aux yeux.
Elle comprit que je cachais quelque chose. Elle se rapprocha de moi. J'étais assis sur le lit. Elle s'agenouilla et se mit en face de moi. Près de moi. Elle prit ma main et demanda :
- Raconte-moi. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Tu te souviens ce qui a déclenché cette guerre ?
- Le crash de l'avion dans lequel se trouvait le président polonais, ainsi que sa femme et d'autres hommes importants de Pologne ? proposa-t-elle.
- Oui. Après que la Russie est mis en cause les compétences des pilotes, la Pologne s'est mis à accuser la Russie d'attentat. Des activistes polonais ont alors assassinés le premier ministre Russe. La Russie a déclaré la guerre à la Pologne. L'Union Européenne a suivie la Pologne. Les Etats-Unis ont suivi l'Union Européenne. Mais la Russie a rattaché à sa cause l'Afrique et une partie de l'Asie. Le Nord contre le Sud.
- Et alors ? ne comprit-elle pas.
- Et si je n'étais pas "Christopher Jones "? Et si Bobby, n'était pas celui que tu pensais ?
- Qu'est-ce que tu racontes ? me dit-elle en se relevant.
- En fait, je m'appelle Manuel. Et "Bobby", s'appellait en réalité Lucas. Nous étions français. On habitait dans le même coin. Dés le début de la guerre les attentats ont pris de l'ampluer. Notre petite ville ne fut pas épargnée. Elle fut bombardée. Elle et d'autres villes. Les écoles, les colléges et les lyçées ont été visés en premier. Puis les zones commercilales. J'ai survécu parce que j'étais ailleurs à ce moment là. Une heure d'étude libre m'avait sauvé la vie. Lucas n'avait pas cours. Mon frère et ma soeur qui étaient au collège avaient péris dans les bombardements. Mon père aussi. Et ma mère de même. C'en fut de même pour la famille de Lucas. Il y eut des milliers de morts. Des dizianes de milliers ailleurs. Comme je me débrouillais bien en anglais et que Lucas était avec moi et qu'il avait survécu lui aussi, on nous envoya aux Etats-Unis. Là-bas, on y truva pas plus de paix. Mais, tout en atant des objectifs différents, Lucas et moi étions décidés à agir. Après avoir acquis tout le savoir nécessaire, nous avons été engagés dans une section de la Résistance. La Résistance qui luttait contre les terrorristes, les poseurs de bombes, les assassins, etc. Elle avait pour but de protèger les civils. Lucas voulait se venger de ceux qui avaient tués sa famille. Il devint rapidement fort. Je le suivi et je devins fort aussi, mais différent de lui. Ce qu'on avait vécu nous avait cependant rapprochés. On a fait de superbes rencontres pendant ces deux ans. Mais... j'ai dû raccrocher.
- Pourquoi ? Tu étais presque le meilleur ! A mes yeux, tul'es toujours. Pourquoi ? Tu ne t'imagines pas le mal qu'on a eu après que tu te sois tiré ! Bobby - euh, je veux dire Lucas - a pris le contrôle de l'équipe. Ca s'est bien passé, mais ça n'était plus pareil. Pourquoi ? Je t'en prie, donne moi une raison qui justifierais tout ça. S'il te plaît.
Je ne pensais pas lui avoir causé autant de peine. Elle pleurait presque. Je me devais de le lui dire. Je le devais, pour elle. Je tenais trop à elle pour la faire souffrir comme ça.
- Je... La Résistance avait jugé que je devais changer de section. Elle vous a fait croire que j'étais partis de mon propre chef. Mais en fait j'ai été muté ailleurs... révélai-je.
- Où ça ?
- Dans la section spéciale d'assaut. J'agissais en solo, ou avec Lucas. J'avais la même mission que vous, mais sur une plus grande échelle. Rien de plus.
- Menteur... Je sais que tu ne pouvais pas y être ! J'y ai pensé. J'ai même cherché ! Tu n'étais pas enregistré dans les fichiers de la S.A.I. ! s'écria-t-elle.
- Non, en effet. J'étais dans l'autre section : dans la section S.I. : Intervention Spéciale. On nous envoit, mais on ne revient jamais. C'était leur dicton.
- Comment as-tu pu survivre ?
- Ca tient du miracle, c'est vrai, avouai-je. Il y a six mois, lors de notre dernière mission nous devions arrêter des terrorristes russes quand nous avons été pris d'assaut juste avant d'attaquer par des soldats japonais qui venaient les rejoindre, ce qui n'était pas prévu. Nous étions six. A la fin, nous n'étions plus que trois. Et les russes nous avaient échappés. La mission fut un échec. Je fus renvoyé. Lucas fut muté chez vous.
- Avant de disparaître il y a trois mois.
- Oui, fis-je.
- Et pourquoi t'avoir renvoyé, toi ? s'exclam-t-elle.
- Parce que la mission avait été râtée, ils ne pardonnent pas au Q.G.
- C'est stupide... siffla-t-elle.
- Non, logique. J'étais responsable de la mort de trois de mes camarades et de l'échec de la mission. Je fus puni, justifiai-je.
- C'est stupide... répéta-t-elle.
- Ecoute, je...
Je m'intérompis. Quelqu'un venait d'ouvrir la porte. Aussitôt je me levai.
Qu'est-ce qui se passe ? me demandais-je. Et si cette affaire était plus grave que ce qu'on aurait voulu faire croire ? Et si, Lucas avait découvert quelque chose de grave ? De suffisamment grave pour qu'on le tue ?
"Qu'est-ce que c'est que..."
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